L’éditeur de solutions de GED Open Bee traverse une crise de trésorerie qui l’a conduit en septembre 2025 devant le tribunal de commerce. Malgré un plan social touchant un quart des effectifs, la société a maintenu son activité en 2025 et compte s’appuyer sur l’acquisition de Veectoria, et de ses agents IA, et sur sa certification en tant que plateforme agréée par l’État pour rebondir en 2026.
Une défaillance provoquée par le retrait d’un investisseur
Le placement en redressement judiciaire d’Open Bee, prononcé le 15 septembre 2025, résulte d’une séquence malheureuse. Début 2024, Eurobail, le partenaire financier qui devait apporter 10 millions d’euros au capital du groupe Doxsa (maison mère d’Open Bee), s’est retiré. Cette volte-face intervient quelques mois après le rachat de Veectoria, et de ses agents IA, provoquant une crise de liquidité.
La restructuration s’est traduite par un plan de sauvegarde de l’emploi ayant entraîné la suppression de 25 % des effectifs. Cette réduction s’est accompagnée du report de certains projets de développement et du renforcement des équipes basées en Tunisie.
Rachat de Veectoria : un pari sur la GED intelligente
Paradoxalement, l’acquisition qui a engendré la crise pourrait devenir un atout. Veectoria développe des agents d’intelligence artificielle pour automatiser les processus métier, dont Sparkle, une solution de reconnaissance automatique et d’extraction de données des documents papier, Eva qui transcrit et synthétise automatiquement les réunions en comptes rendus ou encore Adam pour l’analyse des données des documents.
L’enjeu pour Open Bee consiste à intégrer progressivement ces capacités d’IA dans ses solutions afin d’automatiser l’analyse et l’exploitation des données des documents archivés dans la GED.
La carte de la facturation électronique obligatoire
En parallèle, Open Bee figure parmi les 101 premières plateformes agréées par la Direction générale des finances publiques dans le cadre de la réforme visant à rendre la facturation électronique obligatoire, à partir du 1er septembre 2026. L’éditeur compte commercialiser des offres qui combinent GED et facturation électronique à ses clients et proposer sa solution de facturation électronique en marque blanche à des éditeurs de logiciels.
