L’Institut Xenia veut aider les entreprises européennes à adopter l’IA

Six experts lancent l’Institut Xenia, une structure de recherche indépendante consacrée à l’adoption de l’IA dans les entreprises européennes. Leur objectif : identifier les freins à son déploiement, comprendre les facteurs de réussite et proposer des méthodes concrètes aux dirigeants.

L’Institut Xenia entend concentrer ses recherches sur les conditions nécessaires pour transformer les expérimentations autour de l’IA en usages opérationnels durables, notamment dans les PME et les ETI.

Pour ses fondateurs, l’adoption de l’IA ne constitue pas seulement un défi technologique. Elle soulève aussi des questions d’organisation, de management, de compétences et d’évolution des pratiques professionnelles. L’Institut souhaite donc croiser plusieurs disciplines pour analyser les obstacles rencontrés par les entreprises et identifier les leviers susceptibles de faciliter leur transformation.

Des enquêtes de terrain et des outils accessibles aux entreprises

Les travaux de l’Institut s’articuleront autour de trois axes. Le premier repose sur la collecte de données, de témoignages et de retours d’expérience auprès des dirigeants et des équipes opérationnelles. Le deuxième prévoit la publication en accès libre de méthodes, de grilles d’analyse et d’outils pratiques. Enfin, le troisième vise à favoriser les échanges entre chercheurs, dirigeants et professionnels impliqués dans les projets d’IA.

Une première étude, consacrée au « dilemme du dirigeant diligent », est déjà disponible sur le site de l’Institut. D’autres publications sont annoncées sur les dimensions stratégiques, organisationnelles et humaines de l’adoption de l’intelligence artificielle.

Six profils complémentaires à l’origine du projet

L’Institut réunit six membres fondateurs : Christelle Curcio, entrepreneure et chercheuse sur les transformations humaines liées à l’IA ; Michal Valko, chercheur à Inria et ancien scientifique de Meta GenAI ; Taqiyeddine Sakmeche, entrepreneur et spécialiste des transformations par la donnée ; Tristan Maurel, ancien dirigeant d’Umiami ; Enrichetta Giurickovic, économiste et chercheuse au Collège de France ; et Amric Trudel, chercheur en sciences cognitives à l’École normale supérieure.

Cette diversité de profils doit permettre d’articuler recherche scientifique et retours d’expérience opérationnelle. L’Institut prévoit également d’accueillir progressivement de nouveaux chercheurs, dirigeants et praticiens, sélectionnés par cooptation.

À terme, Xenia entend contribuer à une meilleure compréhension des effets de l’IA sur la productivité, les organisations et le travail, avec une attention particulière portée aux conditions de son déploiement dans les entreprises européennes.

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