Générale pour l’Enfant (GPE), qui réunit Sergent Major, DPAM et Natalys, a remplacé son WMS tout en mécanisant son entrepôt central de Saint-Vulbas. Cette transformation, engagée en 2021, lui permet aujourd’hui d’absorber jusqu’à 8 500 commandes e-commerce par jour et d’annoncer un taux de service de 99,96 %.
Un SI logistique réorganisé autour du WMS
GPE a choisi de refondre simultanément ses outils et ses processus logistiques plutôt que de procéder par évolutions successives. Le groupe exploite un entrepôt unique de 30 000 m² à Saint-Vulbas, dans l’Ain, qui traite les approvisionnements de près de 500 magasins, les commandes e-commerce, l’export et le wholesale. Environ 16 millions de pièces, correspondant à 700 000 à 750 000 colis, y sont préparées chaque année. Le programme lancé en 2021 a conduit au remplacement de l’ancien logiciel de gestion d’entrepôt par Hardis WMS et à l’installation d’équipements de mécanisation fournis par Transitic. La mise en œuvre s’est déroulée entre novembre 2021 et décembre 2022, avec une bascule en mode « big bang » vers le nouveau dispositif.
Hardis WMS constitue désormais le point d’orchestration des opérations dans l’entrepôt. Il pilote les tâches confiées aux opérateurs et échange avec le WCS de Transitic, chargé de commander les équipements mécanisés. Le WMS est également connecté à l’ERP du siège, qui répartit les volumes entre magasins, e-commerce et export. Cette architecture doit notamment permettre à GPE d’intégrer ultérieurement de nouveaux équipements automatisés sans remettre en cause l’ensemble de son système de pilotage. Le dispositif physique comprend environ un kilomètre de convoyeurs, un trieur à plateaux pour les flux BtoB ainsi que des systèmes de pick-to-light et de put-to-light destinés aux commandes web.
Une productivité et des capacités de traitement accrues
Cette réorganisation a permis d’accroître la productivité et la capacité d’absorption des pics d’activité. Sur le périmètre e-commerce, l’entrepôt traitait auparavant environ 2 000 commandes par jour, avec une activité qui pouvait fonctionner 24 heures sur 24 et jusqu’à six jours par semaine. GPE indique pouvoir désormais préparer jusqu’à 8 500 commandes quotidiennes avec deux rotations, entre 5 heures et 20 heures, cinq jours par semaine. Le groupe fait également état d’’une hausse de 50 % de la productivité, tandis que les effectifs nécessaires sont désormais compris entre 80 et 100 personnes, contre 225 auparavant à volume comparable.
La fiabilité des préparations et des stocks a également progressé. Le taux de service est passé d’environ 95 % à 99,96 % pour les magasins et de 80 % à 99,96 % pour l’export. Sur un stock de quatre millions de pièces, l’écart d’inventaire est parallèlement passé de 0,20 % en 2024 à 0,03 % en 2025. L’entreprise attribue notamment cette évolution à la mise en place d’un inventaire tournant qui évite l’interruption complète de l’entrepôt.
Prochaines étapes : IA et davantage d’automatisation
L’évolution du SI ne s’arrête pas là. Le déploiement d’un nouvel ERP est en cours. GPE et Hardis Supply Chain prévoient la mise en production prochaine du module AI Vision. Celui-ci doit automatiser la capture et l’interprétation des données issues des codes-barres présents sur les colis avant expédition. L’entreprise étudie aussi la robotisation de tâches répétitives, notamment l’injection des colis sur les lignes de convoyage, pour limiter les risques de troubles musculo–squelettiques des équipes.
